Frank Grandjean

Frank Grandjean · Consultant SEO Lyon · Visibilité dans les IA · Le référencement sert-il encore ?

Le référencement sert-il encore, si l'IA répond à la place de Google ?

Continuez à être trouvé, même quand plus personne ne clique. L'objectif change, pas le travail. Il ne s'agit plus seulement d'être classé dans une liste de liens, mais d'être la source que la réponse recopie. Et cela se mesure autrement.

Le référencement sert-il encore si l'IA répond à la place de Google ? Oui, mais l'objectif a changé. Il ne s'agit plus seulement d'être classé dans la liste des liens, il s'agit d'être la source que la réponse recopie. Les deux se travaillent avec la même matière, le contenu de vos pages, et reposent sur le même socle technique : un site qu'un robot n'explore pas correctement n'est ni classé ni cité. Ce qui doit changer, c'est l'indicateur que vous suivez. Le nombre de visites ne raconte plus votre visibilité ; les affichages, les encadrés détenus et les citations la racontent encore.

Regarder ce qui vous arrive vraiment, en dix minutes

Avant de décider si le référencement sert encore chez vous, regardez vos chiffres plutôt que les tribunes.

  1. Dans la Search Console, ouvrez Performances et cochez les quatre cases : clics, impressions, taux de clic, position.
  2. Comparez les six derniers mois aux six précédents, et regardez les quatre courbes ensemble.
  3. Notez si vos impressions tiennent pendant que vos clics baissent : c'est la signature du phénomène.
  4. Puis posez trois questions de vos clients dans une IA, en fenêtre neuve, et regardez si vous êtes nommé.
Ce que vous lisez. Impressions en hausse et clics en baisse : vous êtes de plus en plus vu et de moins en moins visité, et l'enjeu se déplace vers la citation. Impressions en baisse aussi : c'est autre chose, souvent la saison ou une perte de positions, et cela se traite classiquement. Jamais nommé par les IA alors que vos concurrents le sont : le travail à faire est identifié.

Ce que nous faisons quand le trafic n'est plus le bon indicateur

Frank Grandjean intervient comme consultant dans le cadre du laboratoire : il identifie les freins, propose les améliorations et définit comment en mesurer les effets.

Nous changeons ce qui est mesuré

Affichages, détention des encadrés, citations par les IA : les indicateurs qui disent encore quelque chose quand le clic disparaît.

Nous gardons le socle technique

Un site lent, mal exploré ou mal structuré n'est ni classé ni cité. Rien de ce qui suit ne fonctionne sans cela.

Nous écrivons pour être repris

Une réponse complète, chiffrée, qui se comprend seule. C'est la forme que les deux mondes récompensent, la liste de liens comme la réponse rédigée.

Nous visons ce qui fait encore cliquer

Une réponse d'IA renseigne, mais elle n'achète pas à votre place. Les recherches où le visiteur doit venir chez vous restent les vôtres.

Nous branchons le conseil sur l'offre

Un article qui explique doit mener à ce que vous vendez, dans le texte. Sinon il renseigne pour rien.

Nous suivons dans la durée

Les réponses varient, les écrans changent. Une mesure à date fixe, sur plusieurs tirages, dit ce qu'une impression ne dit pas.

Ce que la première analyse vous apporte

L'analyse regarde vos chiffres et vos citations, et vous dit si le travail en vaut la peine chez vous. La réponse est parfois que rien n'a changé sur votre marché.

Aller au-delà de l'audit et du conseil

L'audit est gratuit. Ce qui est facturé, c'est l'intervention sur votre site : si vous souhaitez la confier, Aerial Group, agence web en activité depuis 1998, établit un devis selon les objectifs de votre entreprise et le plan d'actions retenu. Le devis précise le périmètre de l'intervention, les modalités de réalisation et le coût des actions proposées, et c'est la société qui contractualise et facture.

Ce que les études mesurent, et leurs limites

Trois mesures tiennent, et chacune porte une réserve qu'il faut lire en même temps que le chiffre.

Source : outil de planification des mots-clés de Google Ads, relevé du 20 septembre 2026, France entière, moyenne sur 12 mois. Les mois d'été creusent les volumes : une mesure de septembre les sous-estime, et une baisse générale peut venir de la saison autant que d'un report vers les IA.
ExpressionRecherches par moisSur un an
ai overview246 000+173 %
audit seo27 100-45 %
analyse seo12 100-45 %

Ahrefs relève, en février 2026, un taux de clic inférieur de 58 % pour le premier résultat quand un Aperçu IA est affiché ; la mesure porte sur 300 000 recherches de type question, sur ordinateur, et Ahrefs parle de corrélation, pas de cause. EY indique constater une baisse de trafic de 10 % en moyenne chez ses clients, de grands annonceurs européens, sans publier d'échantillon ni de période. Valiuz mesure un taux de conversion supérieur de 25 % pour le trafic venu des IA sur treize grandes enseignes françaises, en précisant que ce trafic pèse moins de 1 % des visites et que neuf sessions sur dix arrivent sur une fiche produit, donc sur un visiteur déjà décidé. Trois autres chiffres, très cités, ont été écartés : vérification faite le 20 septembre 2026, ils n'existent dans aucune publication de la source à laquelle on les attribue.

Ce qu'une IA répond quand on lui demande si elle vous rend inutile

Le 20 septembre 2026, cette question a été posée telle quelle dans le Mode IA de Google, l'onglet où l'on dialogue avec le moteur. Voici l'échange, en extraits courts.

La question poséeest-ce que le seo sert encore à quelque chose si l'IA répond à la place de google ?
La réponse de l'IA"Oui, mais son objectif a radicalement changé." Trois arguments. Une IA ne sait rien par elle-même et s'appuie sur des sources : pour être cité, il faut être lisible et jugé crédible. Un mauvais socle technique garantit l'invisibilité, y compris auprès des IA. Et le nouveau but devient la citation, ou les recherches d'achat précises où le visiteur devra de toute façon venir. Suit un tableau qui oppose terme à terme l'ancien et le nouveau : être dans les trois premiers contre être cité comme source ; mots-clés contre réponses directes ; balises contre données structurées ; course aux liens contre expertise démontrable.

Ce que cet échange montre, et ce qu'il ne montre pas. Il montre que la réponse fait consensus, y compris chez la machine qui est censée rendre le métier inutile. Il ne mesure rien : c'est un raisonnement, pas un relevé, et il ne dit pas ce qu'il en est de votre site. Un seul échange, un seul jour, et les réponses varient d'un tirage à l'autre.

Ce que nous avons mesuré nous-mêmes

Deux relevés faits sur nos sites d'essai éclairent la question mieux que n'importe quelle tribune, parce qu'ils portent sur des chiffres et non sur des opinions.

Le trafic ment déjà, indépendamment des IA. Un site d'essai a tenu l'encadré de réponse de Google en gardant un nombre de clics dérisoire au regard de ses affichages. Piloter au seul nombre de visites revenait à conclure que la page ne servait à rien, alors qu'elle occupait le haut de l'écran.

Le trafic venu des IA se mesure mal. En cliquant nous-mêmes sur nos propres liens depuis les réponses IA, puis en cherchant ces clics dans la Search Console, nous avons constaté qu'une partie n'était pas comptée, qu'aucune requête n'était restituée, et qu'une partie du trafic était créditée à la page d'accueil. La conclusion pratique est simple : la visibilité dans les IA se mesure, le trafic venu des IA ne se mesure pas encore.

Voir les expérimentations et ce qu'elles démontrent →

Ce qui ne change pas, quoi qu'il arrive

Deux obligations restent identiques, et elles pèsent autant sur votre crédibilité auprès d'une machine que sur votre conformité.

Textes consultés le 20 septembre 2026 sur Légifrance et sur le site officiel de l'administration française.

Questions fréquentes

Le référencement sert-il encore si l'IA répond à la place de Google ?

Oui, mais l'objectif a changé. Il ne s'agit plus seulement d'être classé dans la liste des liens, il s'agit d'être la source que la réponse recopie. Les deux se travaillent avec la même matière, le contenu de vos pages, et reposent sur le même socle technique : un site qu'un robot n'explore pas correctement n'est ni classé ni cité. Ce qui doit changer, c'est l'indicateur que vous suivez. Le nombre de visites ne raconte plus votre visibilité ; les affichages, les encadrés détenus et les citations la racontent encore.

Si personne ne clique, à quoi bon apparaître ?

Parce qu'une réponse d'IA cite ses sources, et qu'être nommé dans la réponse vous installe comme la référence sur la question, y compris auprès de quelqu'un qui ne clique pas ce jour-là. Et parce que toutes les recherches ne se terminent pas dans une réponse : celles qui mènent à un achat, à un rendez-vous ou à un appel amènent toujours le visiteur chez vous. Ce sont ces recherches-là qu'il faut viser en priorité quand le clic se raréfie ailleurs.

Quel indicateur suivre maintenant ?

Trois, plutôt qu'un seul. Les affichages, qui disent si vous êtes vu, même sans clic. La détention des écrans, c'est-à-dire l'encadré de réponse et la présence dans les réponses IA, qui dit si vous occupez la place ou si un autre l'occupe. Et les contacts réels, appels ou messages, qui restent la seule mesure de ce que tout cela produit. Le nombre de visites reste utile, mais il ne suffit plus à juger un travail de référencement.

Faut-il arrêter d'écrire des articles de conseil ?

Non, mais il faut les brancher. Un article qui répond à une question sera lu par les IA et servi à leur place : il renseigne votre futur client sans le faire venir. Cela ne le rend pas inutile, cela change son rôle. Il doit porter votre offre dans la réponse elle-même, et mener à la page qui vend, dans le texte et non en pied de page. Sinon il renseigne pour rien.

Pour approfondir ce diagnostic

Les vérifications suivantes reprennent une question précise de ce diagnostic et la déroulent pas à pas.

Commencez par regarder si le phénomène vous touche

L'audit compare vos affichages et vos clics dans la durée, relève ce qui occupe l'écran avant votre lien, et vérifie si les IA vous citent. Il conclut parfois que rien n'a changé chez vous.

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