Frank Grandjean

Frank Grandjean · Consultant SEO Lyon · E-commerce · Du trafic, pas de vente

J'ai du trafic, mais personne n'achète

Sachez lequel des deux problèmes vous avez avant de payer pour le mauvais. Ou bien votre référencement attire des gens qui ne veulent pas acheter, ou bien votre site les perd au moment de payer. Ce ne sont pas les mêmes travaux, et vos propres chiffres suffisent à trancher.

J'ai du trafic mais personne n'achète, est-ce le référencement ou le site ? Une seule question sépare les deux : vos visiteurs ajoutent-ils des produits au panier ? S'ils le font et n'achètent pas, votre référencement amène les bonnes personnes et le blocage est dans le tunnel de commande, le plus souvent des frais de livraison découverts trop tard ou un compte obligatoire. S'ils repartent en quelques secondes sans rien regarder, ils ne cherchaient pas ce que vous vendez, et c'est le référencement qui vise à côté. Les deux se corrigent, mais pas par les mêmes travaux ni par les mêmes personnes.

Le test qui tranche entre les deux

Il tient en quatre questions, et vous avez déjà les réponses dans vos outils.

  1. Combien de visiteurs par mois ? En dessous d'une centaine, aucun diagnostic n'est fiable : l'échantillon est trop petit.
  2. Vos visiteurs ajoutent-ils au panier ? C'est la question qui sépare tout le reste.
  3. Combien de temps restent-ils ? Moins de dix secondes sur la plupart des visites, ils ne cherchaient pas ce que vous vendez.
  4. Sur quelles recherches arrivent-ils ? La Search Console les liste : sont-ce des recherches d'achat, ou des recherches de conseil ?
Ce que vous lisez. Ils ajoutent au panier et n'achètent pas : votre référencement fait son travail, le blocage est dans le tunnel de commande, et c'est plutôt une bonne nouvelle car cela se corrige vite. Ils partent en quelques secondes sans rien regarder, et arrivent sur des recherches de conseil plutôt que d'achat : le trafic n'est pas le bon, et c'est le référencement qu'il faut reprendre.

Ce que nous faisons, et ce que nous ne faisons pas

Frank Grandjean intervient comme consultant dans le cadre du laboratoire : il identifie les freins, propose les améliorations et définit comment en mesurer les effets.

Nous qualifions votre trafic

Sur quelles recherches vous arrivez réellement, et lesquelles portent une intention d'achat. C'est mesurable, requête par requête.

Nous vérifions la promesse

Ce que votre titre annonce dans Google doit être ce que le visiteur trouve en arrivant. Un écart ici vide la page en trois secondes.

Nous visons les recherches d'achat

Une page qui répond à "comment choisir" n'amène pas la même personne qu'une page qui répond à "acheter tel modèle". Les deux servent, pas au même moment.

Nous branchons le conseil sur la vente

Vos articles qui expliquent doivent mener à ce que vous vendez, dans le texte et non en pied de page.

Nous vous disons ce qui relève du site

Frais de port découverts trop tard, compte obligatoire, paiement limité : nous le signalons dans l'audit, même si ce n'est pas notre travail de le corriger.

Nous mesurons la bonne chose

Le nombre de visiteurs n'est pas un objectif. Les contacts et les commandes en sont un, et c'est ce que nous suivons.

Ce que la première analyse vous apporte

L'analyse dit lequel des deux problèmes vous avez, y compris quand la réponse est que le référencement n'y est pour rien. Ce constat évite d'engager un chantier sur le mauvais levier.

Aller au-delà de l'audit et du conseil

L'audit est gratuit. Ce qui est facturé, c'est l'intervention sur votre site : si vous souhaitez la confier, Aerial Group, agence web en activité depuis 1998, établit un devis selon les objectifs de votre entreprise et le plan d'actions retenu. Le devis précise le périmètre de l'intervention, les modalités de réalisation et le coût des actions proposées, et c'est la société qui contractualise et facture.

Ce que cherchent les commerçants sur le sujet

Là encore, les volumes sont faibles, et la question se pose une fois le problème installé.

Source : outil de planification des mots-clés de Google Ads, relevé du 20 septembre 2026, France entière, moyenne sur 12 mois. Les mois d'été creusent les volumes : une mesure de septembre les sous-estime.
Ce qui est cherchéRecherches par moisSur un an
conversion e commerce390-65 %
taux de conversion e-commerce320-56 %

Un repère souvent cité, et qu'il faut manier avec prudence : le taux de conversion d'une boutique en ligne se situe généralement entre un et trois pour cent, autrement dit une à trois ventes pour cent visiteurs. Avec quarante visiteurs et aucune vente, il n'y a rien à conclure. Avec cinq cents visiteurs et aucune vente, il y a un vrai problème à chercher.

Ce qu'une IA répond, et comment son verdict se durcit

Le 20 septembre 2026, cette question a été posée telle quelle dans le Mode IA de Google, l'onglet où l'on dialogue avec le moteur. Voici l'échange, en extraits courts.

La question poséej'ai du trafic sur ma boutique en ligne mais personne n'achète, est-ce un problème de référencement ou de site ?
La réponse de l'IAElle pose la distinction proprement : "le référencement apporte la quantité, la qualité du trafic et l'optimisation du site décident des ventes", puis déroule les deux hypothèses. Côté référencement, le piège des recherches de conseil, les publicités mal ciblées, l'écart entre la promesse et la page. Côté site, un tableau des blocages classiques : lenteur et affichage mobile, manque de réassurance, fiches pauvres, frais de port découverts trop tard, compte obligatoire, paiement limité. Elle termine par le repère du taux de conversion, et pose trois questions : combien de visiteurs, quelle origine, et ajoutent-ils au panier.
La précision donnée800 visiteurs par mois, surtout depuis Google, et ils ajoutent au panier mais n'achètent pas
La seconde réponseLe ton change complètement : "le verdict est clair, votre référencement fonctionne très bien, le problème vient à 100 % de votre tunnel d'achat". Suivent quatre causes d'abandon de panier, classées, avec leurs correctifs : les frais de livraison découverts tardivement, le compte obligatoire, le manque d'options de paiement, et un blocage technique sur téléphone.

Ce que cet échange montre, et ce qu'il ne montre pas. Il montre qu'une précision bien choisie fait basculer un diagnostic hésitant en réponse utile. Il montre aussi une chose qui doit rendre prudent : la seconde réponse affirme "à 100 %" sur la foi de trois informations données par le commerçant, sans avoir vu le site. Le raisonnement est juste, la certitude ne l'est pas. Un seul échange, un seul jour.

Le cas où vos deux problèmes n'en font qu'un

Il existe une situation où le trafic baisse sans que rien n'ait changé chez vous, et où l'on croit à tort à un problème de conversion : quand vos positions tiennent mais que vos clics diminuent. Vous voyez alors moins de monde, donc moins de ventes, et le taux de conversion, lui, n'a pas bougé.

La façon de les distinguer est simple : regardez si le nombre de visiteurs a baissé, ou si c'est le nombre de commandes rapporté aux visiteurs. Dans le premier cas, le sujet est la visibilité ; dans le second, la vente.

Voir la situation : positions stables et trafic en baisse →

Ce que la loi vous oblige déjà à afficher, et qui fait vendre

Deux obligations recoupent exactement ce qui bloque un achat. Les respecter n'est pas seulement légal, cela retire deux motifs d'abandon.

  • Le prix total avant la commande. Les caractéristiques du produit, le prix taxes comprises, les frais et le délai de livraison, l'identité du vendeur, le droit de rétractation, les garanties légales et le médiateur doivent être lisibles avant que l'acheteur valide. Les frais de port découverts à la dernière étape sont la première cause d'abandon de panier, et ils sont aussi une information due plus tôt. Obligations d'information avant la vente en ligne.
  • Une fonctionnalité de rétractation en ligne. Pour les contrats conclus au moyen d'une interface en ligne, le professionnel met à disposition, sans frais, une fonctionnalité permettant d'exercer gratuitement le droit de rétractation. En vigueur depuis le 19 juin 2026. Article L221-21 du code de la consommation.

Textes consultés le 20 septembre 2026 sur Légifrance et sur le site officiel de l'administration française.

Questions fréquentes

J'ai du trafic mais personne n'achète, est-ce le référencement ou le site ?

Une seule question sépare les deux : vos visiteurs ajoutent-ils des produits au panier ? S'ils le font et n'achètent pas, votre référencement amène les bonnes personnes et le blocage est dans le tunnel de commande, le plus souvent des frais de livraison découverts trop tard ou un compte obligatoire. S'ils repartent en quelques secondes sans rien regarder, ils ne cherchaient pas ce que vous vendez, et c'est le référencement qui vise à côté. Les deux se corrigent, mais pas par les mêmes travaux ni par les mêmes personnes.

À partir de combien de visiteurs peut-on tirer une conclusion ?

Pas avant une centaine de visiteurs, et plutôt quelques centaines. Le taux de conversion d'une boutique en ligne se situe généralement entre un et trois pour cent, soit une à trois ventes pour cent visiteurs. Avec quarante visiteurs et aucune vente, vous n'avez pas un problème, vous avez un échantillon trop petit pour dire quoi que ce soit. Avec cinq cents visiteurs et aucune vente, il y a une cause, et elle se trouve.

Mes visiteurs arrivent sur des recherches de conseil, est-ce un problème ?

Ce n'est un problème que si vous n'en attendez que des ventes immédiates. Quelqu'un qui cherche comment choisir un produit n'achètera pas dans la minute, mais il se souviendra de qui lui a répondu, à condition que votre réponse mène quelque part. Le défaut le plus fréquent n'est pas d'attirer ces visiteurs, c'est de les laisser repartir : le conseil et la vente vivent sur deux pages qui ne se parlent pas.

Faut-il travailler le référencement ou refaire le site ?

Commencez par savoir, cela ne coûte rien. Un audit qui regarde les recherches par lesquelles on arrive chez vous, le comportement des visiteurs et les étapes de votre commande vous dira lequel des deux chantiers ouvrir. Il arrive que la réponse soit que le référencement n'y est pour rien : nous le disons aussi, c'est le genre de conclusion qui évite de dépenser au mauvais endroit.

Pour approfondir ce diagnostic

Les vérifications suivantes reprennent une question précise de ce diagnostic et la déroulent pas à pas.

Commencez par savoir lequel des deux problèmes vous avez

L'audit regarde vos recherches, la qualité de votre trafic et les étapes de votre commande, puis vous dit où est le blocage. Il conclut parfois que le référencement n'est pas en cause.

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